Une vive polémique a émergé après la diffusion d’un titre intitulé « Gè a deklanche » (traduction : La guerre est déclenchée), associé aux noms de Pasteur Réunite Eya Eya et de Samy Gee.
Selon plusieurs réactions sur les réseaux sociaux, le contenu du morceau serait perçu par certains comme un appel hostile visant les homosexuels haïtiens, en Haïti comme dans la diaspora. Cette situation a provoqué une onde d’indignation auprès d’organisations de défense des droits humains et de membres de la société civile, qui dénoncent tout discours pouvant être interprété comme une incitation à la haine ou à la violence.
Dans un contexte déjà marqué par des tensions sociales, de nombreux observateurs rappellent l’importance de la responsabilité des personnalités publiques, qu’elles soient religieuses ou artistiques. Les messages diffusés à grande échelle peuvent avoir un impact considérable sur les comportements et sur le climat social.
De leur côté, certains partisans des auteurs évoquent la liberté d’expression et défendent le contenu comme relevant d’une prise de position religieuse ou idéologique. D’autres estiment toutefois que la liberté d’expression ne saurait justifier des propos susceptibles de mettre en danger une partie de la population.
Cette controverse relance le débat sur les limites du discours public, la protection des minorités et la nécessité de promouvoir le respect, la coexistence pacifique et le dialogue au sein de la société haïtienne et de sa diaspora.
